13 novembre 2015, une série d’attaques suicide et de fusillades ensanglante la jeunesse parisienne…

14 juillet 2016, Nice pleure ses enfants sauvagement écrasés sur la promenade des Anglais...

Les noms de Kouachi, Coulibaly, Merah, Abdeslam… résonnent encore dans nos têtes. Les images de destruction, de cris, de larmes, la détresse de parents meurtris hanteront nos esprits à jamais.

 

Impossible de ne pas songer que nos propres enfants auraient pu se trouver ce soir-là au Bataclan, à la terrasse de ce café ou sur le bord de mer niçois lorsque l’horreur a frappé.

 

Nous savons au plus profond de nous que dans les mois, les années à venir, de nouveaux actes barbares seront encore perpétrés sur le sol français. Et nous sommes parfaitement conscients que ni la police, ni l’armée, ni les gouvernements – quels qu’ils soient – ne pourront les empêcher.

 

Nous pouvons continuer d’avancer en priant pour que cela n’arrive plus ou en manifestant en masse après chaque tragédie pour montrer que nous ne céderons pas face au terrorisme… Mais nous pressentons bien que cela ne résoudra pas le sujet de fond.

Ce sujet, c’est bien évidemment la guerre que mène Daech contre le monde occidental et notamment la France, mais ce sujet, c’est également la gangrène du rejet de la France par un nombre croissant d’enfants défavorisés. Une maladie qui s’est installée durablement dans notre pays. Une maladie qu’il nous faut aujourd’hui chercher à combattre à tout prix. Et un tel combat ne peut se faire qu’à la source, si nous voulons espérer en guérir un jour.

 

De nouveaux jeunes français vont inévitablement se radicaliser dans les prochaines années, cherchant par les moyens les plus violents, les plus sanglants, les plus abjectes, à exprimer une haine de la France accumulée depuis leur naissance.

Ces jeunes qui basculeront vers un radicalisme meurtrier dans 10 ans sont aujourd’hui des enfants qui vivent et grandissent aux côtés de nos propres enfants.

 

Habitant un quartier populaire en banlieue parisienne, nous pouvons observer au quotidien les enfants qu’on dit « en difficultés ». Leurs parents, lorsqu’ils existent encore, ont complètement abandonné leur rôle éducatif ; de telle sorte que leurs enfants sont livrés à eux-mêmes, construisant leur personnalité sans cadre ni repère et ne connaissant de la France que les rues de leur cité, le chômage, la drogue, le vol et la violence…

Grandissant dans ce contexte, certains d’entre eux verront au fil des années leur haine envers la France croître inexorablement, jusqu’à basculer un jour dans le radicalisme destructeur que l’on connaît.

 

Nous estimons que lutter contre ce terrorisme en devenir passe par une vision préventive. Notre souhait est donc de montrer à ces jeunes, dès leur petite enfance et via l’école, toute la beauté, la force et la grandeur de leur pays. Il s’agit par cette action de leur transmettre nos valeurs républicaines et l’amour de leur pays, la France.

 

L’école devrait être le vecteur de cet apprentissage, mais elle n’en a pas toujours les moyens. En effet, les enfants en difficultés vivent majoritairement dans les communes qui figurent parmi les plus endettées du pays, des communes qui ont aujourd’hui beaucoup de peine à subvenir au minimum éducatif.

Les enseignants des écoles sensibles souhaiteraient organiser des sorties visant à faire découvrir, faire apprécier et rendre accessible à ces enfants la richesse culturelle qui les entoure et l’histoire de notre pays. Cependant, ils ne disposent d’aucun moyen financier pour le faire. Si dans les communes plus riches, les parents alimentent une coopérative scolaire qui permet d’organiser de telles sorties culturelles, dans les quartiers populaires, les parents n’ont aucun moyen de les financer.

 

 

C’est là que notre fondation Avenir d’Enfance peut intervenir. Sa vocation est d’apporter un financement aux coopératives scolaires des écoles maternelles et primaires des quartiers populaires. Ces financements seront spécialement destinés à permettre aux instituteurs des écoles sensibles d’organiser des sorties ayant pour but de montrer aux élèves toute la grandeur et la richesse culturelle de la France, au travers de sites et événements : monuments, musées, théâtres, spectacles…; et d’autre part de l’explication de notre histoire et de nos valeurs démocratiques au travers de visites ciblées : lieux historiques, institutions, …

 

L’objectif de la fondation Avenir d’Enfance est de faire aimer la France à tous ces enfants pour qu’ils soient intimement convaincus que la France est belle et qu’elle mérite à ce titre notre respect et notre amour. Imprimons dans leur esprit et leur mémoire des images fortes qui empêcheront peut-être un jour leur plongeon vers une radicalisation destructrice.

 

Soutenir la fondation Avenir d’Enfance, c’est comprendre que l’avenir de nos enfants est étroitement lié à l’avenir de ces enfants. C’est comprendre que pour préserver l’avenir de nos enfants il nous faut construire ensemble l’avenir de tous les enfants de France.

 

               Nicolas SEGAL

               Fondateur d’Avenir d'Enfance